Madagh : La zaouia mère

Madagh : La zaouia mère

Dans les plaines de Triffa, à une quinzaine de kilomètres au nord de Berkane, se niche un village appelé Madagh. En venant d’Ahfir, avant d’arriver au village, se dresse majestueusement un bâtiment surplombant une luxuriante vallée, celle de la Moulouya. C’est la zawiyya mère de la tariqa al Qâdiriyya al-Boudchichiyya, mieux connue sous le nom de zawiyyat Madagh. . De là, le regard du promeneur se pose à l’est sur la frontière algérienne, plonge au nord dans la Méditerranée et se laisse flotter, vers l’ouest, sur les eaux du fleuve Moulouya. Au sud, par-delà la ville de Berkane, on aperçoit le djebel (montagne) des Béni Snassen, dominé par le Ras Foughal (140m). De l’autre côté des Béni Snassen, la plaine des Angad où s’étend Oujda, capitale du Maroc oriental. (Le Renouveau).      ...

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Les origines

Les origines

Maître soufi vivant, Sidi Hamza al-Qâdiri Boudchich est issu d’une famille de shûrfa descendants du Prophète sayyidûna Mohammed -sur lui la Bénédiction et la Paix. Parmi les grandes figures spirituelles qui ont marqué le destin de cette famille, on retrouve Mûlay `Abd al-Qâder al-Jilani dont elle hérita du nom. Originaires de l’Iraq, les ancêtres de Sidi Hamza s’établirent dans la partie orientale du Maroc vers le milieu du XIIe siècle (de l’hégire)/XVIIe siècle (de l’ère chrétienne). La région des Béni Snassen fut leur terre d’accueil. Plus précisément, ce fut le village de Taghjirt qui accueillit Sidi Ali al-Qâdiri, le premier ancêtre arrivé au Maroc. Une fois installé, il construisit un lieu de recueillement soufi, une zawiyya, d’où il commença à transmettre son enseignement spirituel. Pendant les périodes de famine, il offrait aux gens de la tchicha, une soupe de blé concassé. Cet acte de générosité lui valut, ainsi qu’à sa descendance, le surnom de Boudchichi. Les tribus des Béni Snassen, particulièrement celle des Béni Khaled, vont reconnaître l’affiliation des Boudchichi au Prophète, par la « chaîne d’or » de l’initiation et, par conséquent, le dépôt sacré qui leur revient. Les descendants de Sidi Ali al-Qâdiri continuèrent de bénéficier de la confiance des tribus de la région. Une confiance alimentée par le respect que leur inspirèrent ces personnages, dont Sidi al-Hadj al-Mokhtar, Sidi Boumedienne, Sidi al-Hadj al-`Abass et, aujourd’hui, Sidi Hamza....

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